Après la fermeture, souhaite des maisons avec jardins. | Renovation-Travaux-Paca


Alors que le marché immobilier est sur le point de redémarrer après deux mois de chômage, le travail à domicile a ravivé le désir de maisons.

Un peu de végétation, plus d’espace … « Aujourd’hui, je ne peux plus m’imaginer dans un appartement », raconte-t-il à Sophia, qui vit en couple à 50 m2 à Paris. En pleine pandémie, les deux habitants de la ville ont abandonné un projet T3 aux plans très avancés pour rechercher une maison dans le Val-de-Marne, « Avec au moins 300 m2 de la terre. «  Depuis le 17 mars, le taux de recherche de maisons à vendre a explosé sur les sites du groupe SeLoger et représente près des deux tiers des recherches. Ils sont généralement à égalité avec les appartements.

Dans les agences immobilières des communes de banlieue de la banlieue parisienne, le téléphone recommence à sonner. « Les clients nous disent clairement: ‘Je ne veux plus vivre ce que j’y ai vécu. Je veux un extérieur pour mes enfants. », explique Mathilde Bévilis, de l’agence immobilière MB à Bougival (Yvelines). « C’est dans mon portefeuille de maisons que j’ai des demandes, pas dans les appartements. C’est un effet purement Covid-19 » Juge Franck Sasso, agent immobilier d’Orpi en Val-de-Marne. Toujours sur le terrain, les applications se sont intensifiées pendant trois semaines pour les propriétés rurales. «Nous avons actuellement entre 70 et 80 contacts par jour. C’est beaucoup plus que d’habitude « dit Patrice Besse de l’agence du même nom. La plupart de ces clients ont activé leurs projets pendant le confinement.

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Le télétravail est souvent un déclencheur. «Avant, mon entreprise était très anti-télétravail. Mais nous sommes presque tous là aujourd’hui et cela fonctionne dans un contexte où l’on nous demande d’investir beaucoup. « dit Marie, une directrice du commerce électronique. La famille a commencé à chercher une maison dans les Yvelines pour s’y installer lorsque l’école a commencé en septembre. Objectif: travailler à domicile deux jours par semaine.

La solvabilité des acheteurs en question.

Ces désirs pour la maison et le télétravail peuvent-ils faire grimper les prix dans les banlieues loin des centres-villes? Tout dépendra de la capacité des entreprises à organiser le télétravail après la crise. « Ce sont des transformations lentes. Cela implique que les entreprises se déplacent pour éviter de payer les mètres carrés partiellement vides de leurs employés « , prévient Jean-Michel Ciuch, directeur général d’Immo G Consulting.

Après deux mois d’inactivité, la relance du marché immobilier ne peut être tenue pour acquise. Les conséquences de la crise affecteront la qualité du crédit des acheteurs et les banques seront plus prudentes dans les prêts. Il est probablement un peu tôt pour juger de l’impact de ces souhaits sur la demande et les prix. « Il y a des signes d’intérêt, mais je ne pense pas que l’effet soit immédiat », juge Bertrand Couturié, directeur adjoint de Barnes. « Nous n’avons toujours pas le pouls du marché. Nous l’aurons lorsque les ventes reprendront. », soutient Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier). À partir du 11 mai, date de reprise des visites.


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